Belles et surprenantes rencontres à Petite Terre

Bonjour à tous mes lecteurs !

Je vais vous raconter mon aventure à Petite Terre ! 

Bonne lecture !

Nous partons donc de Marie Galante en direction de la réserve naturelle de Petite Terre. La navigation s’annonce difficile car on a le vent dans le nez ! De plus, nous n’arrivons pas à remonter dans la direction voulue : nous dérivons vers la Pointe des Châteaux ! Papa commence à nous dire que, peut-être, nous allons faire demi tour. Je me mets alors à prier Éole, dieu du vent, et Poséidon, dieu de l’océan, pour qu’ils se calment et nous laissent passer. En fin de compte, nous arrivons sain et sauf dans le secteur des deux îles de Petite Terre : Terre de Haut et Terre de Bas, après quand même avoir surfé avec Chintouna dans la barre de vagues de deux mètres de haut qui permet d’accéder au mouillage protégé, à l’abri des deux îles. Ensuite, nous ne pouvons pas résister à mettre nos palmes, masques et tubas et à plonger dans cette eau si limpide de LA RÉSERVE NATURELLE DE PETITE TERRE. Là, dans l’univers de la tranquilité, nous attendent les grands (ou petits) prédateurs marins, les belles et majestueuses tortues marines, les grandes, magnifiques et venimeuses raies léopards et pastenagues… Et en effet, nous les croisons tous ! Maman et moi sommes surprises, en train de nager, par un requin citron en chasse. Puis nous le recroisons en arrivant sur la plage. Nous allons aussi marcher sur l’île, et là, nous sommes interceptés par une bande d’iguanes qui ne veut pas nous laisser passer : drôle de rencontre ! Le lendemain, en fin d’après-midi, Arthur et moi jouons sur la fine et petite plage de Terre de Bas en face de la cocoteraie. C’est alors que nous apercevons des bébés requins citrons en chasse ; je mets mes pieds dans l’eau et, vous imaginez la suite : ils viennent en nombre autour de moi et me passent entre les jambes ! Encore une drôle de rencontre… Un matin, nous décidons de quitter les îles de Petite Terre car le mouillage n’est plus agréable : trop de vent ( grosses rafales pouvant atteindre 25 nœuds ). Nous marchons donc une dernière fois sur cette réserve naturelle pour dire adieu à nos amis les iguanes et les oiseaux. Nous nageons aussi une dernière fois pour admirer nos grands amis les requins citrons et leurs bébés, nos belles copines les tortues ( nous en croisons même une toute petite ) et leurs voisines les raies! Ah ouiiiiiiii j’oubliai ! Je veux aussi vous dire que maman et moi avons été surprises plusieurs fois par des barracudas énormes … On a vraiment fait de drôles de rencontres !!!

Au revoir et à bientôt pour de nouvelles lectures …

Awen

Et maintenant, place aux photos ! Pour mieux les voir, cliquer dessus.

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Nos 7 Guadeloupe(s)

Dans quelques jours, nous quitterons la Guadeloupe. Et dans un mois environ, nous prendrons le large vers les Açores. Avant de vous emmener dans une nouvelle traversée de l’Atlantique, nous souhaitons vous faire partager nos 7 Guadeloupe(s).

carte Gwada

En effet, cette longue escapade en Guadeloupe nous a offert une île aux multiples visages. Nous en avons comptés sept.

1. La Guadeloupe volcanique

Notre avant-dernière escapade en Guadeloupe est la montée vers la Soufrière, le volcan actif de l’île, point culminant des Antilles avec ses 1 467 mètres d’altitude. Le lendemain, les jambes s’en souviennent mais le jeu en vaut la chandelle. En partant du parking des Bains Jaunes, on monte en 1h30 environ. La première partie se situe dans la forêt tropicale, en suivant un chemin pavé. Puis, nous montons sur le flan du volcan avec des passages plus ou moins pentus. En route, les paysages sont grandioses et la végétation très spécifique avec notamment des algues rouges, des mini-sapins, des fougères, des mousses variées… Là-haut, nous sommes dans les nuages qui passent et repassent. De temps en temps, le soleil perce et c’est un festival de couleurs qui s’offre à nous ! Du bleu, du orange, du jaune, de multiples verts… des pitons, des fleurs incroyables et des fumerolles un peu partout. Nous nous enfonçons un peu plus dans ce paysage insolite aux « Portes de l’Enfer », comme c’est appelé ici. Des nuages de soufre rendent l’air difficilement respirable, « ça sent l’œuf pourri ! », s’exclament les enfants. Des gouffres fument du soufre, les parois vont du vert au jaune et la puissance des fumées font un bruit de soufflerie impressionnant. La terre respire, transpire, fulmine… Nous ne regrettons pas cette ascension et pique-niquons dans le froid et le vent, en polaires et coupe-vent, tout en haut de cette force de la nature. Puis il faut redescendre et quitter ce ventre vivant. Plus on descend, plus on se découvre. Là haut, on a eu un avant-goût de notre retour en métropole, avec la fraîcheur et l’habillement… En fin de randonnée, nous nous détendons dans les bains jaunes, piscine naturelle aménagée, chauffée par les émanations soufrées du volcan… Détente assurée !

Pour voir les photos en grand, cliquer sur l’une d’elle et faire défiler le diaporama.

2. La Guadeloupe des lagons

Des lagons, il y en a plusieurs en Guadeloupe. Nous apprécions plus particulièrement celui de Petite Terre, situé entre la Désirade, la Pointe des Châteaux et Marie-Galante et classé réserve naturelle. Les balades sous-marines réservent de multiples surprises et celles-ci, c’est Awen qui vous les racontera bientôt.

Au Grand Cul de Sac Marin, la zone au nord de l’île, entre les deux ailes de papillon de la Guadeloupe, nous passons également un chouette WE avec nos amis du bateau Dune, à l’îlet Fajou. On se trouve à nouveau dans une réserve naturelle. Malheureusement, peu de garde le WE et certains se permettent de jouer avec leur scooter de mer et des « speedboats », alors que c’est interdit…

Le lagon est grand et il y a de la place pour plusieurs bateaux. Après une petite heure, au portant pour rejoindre le mouillage en partant de Baie Mahaut, il nous faut faire preuve d’observation pour aller au plus près sans racler les patates de corail. Nous mouillons par 2,60 m sur fond sableux. Nous voilà dans un autre monde, celui des Grenadines, du bleu turquoise et d’un univers sous-marin prometteur. Effectivement, les plongées sont très belles dans peu d’eau. Dessous, c’est le jardin corallien avec ses poissons variés et multicolores. Ceci dit, la quantité de poissons nous semble moins importante que dans les Grenadines. Quelques tortues, baracudas et raies naviguent ici et là. Nous découvrons de beaux poissons-anges dans une eau chaude. On adore !

3. La Guadeloupe tropicale

Retour dans la forêt tropicale de Basse-Terre après cette petite plongée rafraîchissante… Nous ne nous lassons pas des randonnées en forêt en quête de cascades. Nous nous baignons à nouveau dans la 3e chute du Carbet

et redécouvrons avec nos amis venus nous voir de France, la 2e chute du Carbet, haute de plus de 110 mètres.

Nous retournons deux fois à Cascade Paradise, et tout le monde s’amuse à sauter de différentes hauteurs dans le bassin principal. Plus bas, on peut s’amuser à glisser dans des toboggans naturels et dans les sources d’eaux chaudes.

Olivier et Leïla nous emmènent en aval de la Cascade aux Ecrevisses, où nous passons un agréable moment. Nous accompagnons les enfants assez loin dans les petits rapides de la rivière. Les adultes marchent sur les cailloux à côté alors qu’Awen et Arthur parcourent la rivière dans l’eau : d’abord dans le courant puis à contre-courant. L’eau est fraîche et nous sommes dans un véritable décor naturel tropical que nous adorons.

Au parc animalier des Mamelles, c’est un régal de marcher dans la canopée à 25 mètres de haut. De ce point de vue, on voit la vie autrement ! On découvre aussi des animaux locaux comme les racoons, ces petits ratons-laveurs qui se mettent facilement sur leurs deux pattes arrières… « Trop mignon ! »

4. La Guadeloupe de Cousteau

Sur la côte sous le vent, nous mouillons à Malendure, en face des îlets Pigeon que l’on nomme aussi la réserve Cousteau car c’est ici que le célèbre Jean-Yves Cousteau a tourné une partie de son film Le monde du silence. Au mouillage, nous sommes entourés de tortues qui font aussi la joie des plongeurs de tous niveaux qui viennent en nombre ici. Nous passons une journée près des petits îlets Pigeon avec nos amis d’Ovéa. Nous pensons que des ouïes risquent de pousser derrière nos oreilles tellement nous passons de temps sous l’eau à admirer la faune et la flore sous-marine. A 12 mètres de fond, près du catamaran de nos amis, nous découvrons une statue de Cousteau, témoin inoubliable d’un monde en détresse… Cette réserve est très fréquentée mais nous permet de continuer à nous régaler du spectacle naturel sous-marin. Deux fois un plongeur me rentre dedans (ou l’inverse ?). BANG, deux coups dans la tête !!! Je m’en rappellerai !

5. La Guadeloupe côte au vent

Notre ami Patrick nous fait découvrir différents coins de la côte au vent de la Guadeloupe sur Grande Terre. Celui que nous apprécions le plus est le site du Souffleur. Après une avancée en voiture dans des chemins non balisés où nous longeons des champs de melons, de cannes et de cotonniers, nous continuons à pied au milieu de champs de cannes à sucre derrière Patrick qui connaît bien les lieux. Finalement, nous rattrapons le chemin côtier et prenons à droite après 10 min de marche. La descente est raide mais le spectacle grandiose : un plateau rocheux avance sur la mer qui s’engouffre à certains endroits en soufflant violemment lors de son passage sous des tunnels de roches. Des piscines naturelles autour du geyser offrent une baignade détente. Des trous rond et profonds permettent une enfoncée dans l’élément tellurique sous le geyser. Unique et revigorant !!!

6. La Guadeloupe des cocotiers

La Guadeloupe, c’est aussi de magnifiques plages de sable blanc, bordées de lagons, à Ste Anne, St François, Gosier… Celles que nous préférons sont à Marie-Galante (voir article précédent).

7. La Guadeloupe de la mangrove

Sous les bons conseils de nos amis de Samaya, nous finissons notre périple guadeloupéen au Grand Cul de Sac Marin. Nous sommes entourés de mangrove, le mouillage est calme et il y a très peu de bateaux. Ça nous convient parfaitement !

Nous bénéficions des services de la médiathèque qui est juste à côté du mouillage et des petits commerces locaux à des prix – enfin – abordables ! Nous sommes également à 20 min à pied des grandes enseignes classiques qui, elles, ne sont pas très bons marché mais qui permettent de compléter notre avitaillement en prévision de la transatlantique à venir.

Mathias nous rejoint à la fin du mois d’avril, l’équipage est au complet. C’est parti pour la fin de cette aventure !!! On vous laisse avec quelques photos encore..

A très bientôt avec de vos nouvelles et commentaires.

Sonia 

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